Remorquage: Histoire d’un billet mort-né

MAJ:  Je viens de vérifier avec remorquage mtl pour savoir où ils ont déposé ma voiture.  Juste pour le fun car je l’ai trouvé moi-même.  Ils n’ont toujours pas reçu l’information sur l’emplacement dudit véhicule!  Que d’efficacité!

Ce matin, 7h30, j’ai décidé de ne pas prendre la voiture pour me rendre au travail.  J’ai pris bien soins de regarder sur une bonne portion de la rue pour m’assurer qu’il n’y avait pas d’affiche indiquant un éventuel déneigement.  Deux fois!  Tout de go, je me suis dirigé vers l’arrêt d’autobus et j’ai profité d’un moment de quiétude, pas besoin de me soucier de la rue glissante ni des piments au volant!  Mieux encore, je n’avais pas à me trouver un stationnement près du bureau, pas de longue marche (car en général je suis assez loin de la bâtisse).  Cool!  C’est pas si pire le transport en commun!

Au retour, j’ai tout autant apprécié de me faire conduire vers mon logement.  Surtout que j’étais un brin fatigué.  Pendant le trajet je me suis même dit que je pourrais faire ça régulièrement, ça me donnerait le temps de lire.

Arrivé à mon arrêt, un détail capte mon attention.  La rue perpendiculaire à celle où était garée ma voiture est déneigée et je suis certain que ce matin, il n’y avait pas d’affiche.  Je suis soudain inquiet.  L’aurais-je manquée cette affiche?  J’approche la rue où je suis stationné et je réalise qu’il n’y a pas de voiture au coin et cette rue est étrangement « propre ».  Je tourne le coin et pas de voiture en vue… incluant la mienne!  Mon taux d’acide explose, j’ai l’impression que je vais éclairer le quartier comme un feu de la St-Jean.  OUI, je suis en tabarnak car je sais que la putain d’affiche n’y était pas à mon départ.

Aussitôt arrivé, je frappe à la porte de mon voisin pour lui demander s’il avait vu l’ostie d’affiche.  Comme moi et lui c’est comme l’eau et l’huile ça m’a pris une bonne dose d’humilité pour le faire.  Il me dit que l’affiche était là depuis quelques jours… j’aurais voulu lui dire « Fuck you t’es un osti de menteur » mais je commence à vraiment douter. NON!  Elle n’était pas là la criss d’affiche, j’en étais certain.

Après avoir nourri mon petit monstre poilu sur quatre pattes, je téléphone à la ligne 24h pour m’informer sur le remorquage de mon véhicule.  J’ai peine à contenir ma colère, mais je réussis à garder un ton relativement amical.  Je lui donne mon numéro de plaque… nada!  De mieux en mieux.  « Monsieur, ça prend un peu de temps avant d’avoir l’information.  Y’a des véhicules qui ont été remorqués hier et qui n’ont toujours pas été reportés « … je bouille!  Toujours amicalement, je me plains que ce matin l’affiche n’était pas là à mon départ.  Sa réponse?

-« Monsieur, la ville peut afficher l’interdiction de stationner quatre heures avant l’opération »
-« Comment? Autrement dit, ils peuvent mettre une affiche d’interdiction 7h-19h à 14h et passer dans les quatre heures? »
-« oui »
-« mais ça dit 7H… SEPT HEURES à 19h. Si je quitte plus tard que 7h et ils mettent l’affiche ensuite ils peuvent remorquer? C’est quoi ste niaiserie là? »
-« … »

Je pars à la recherche de ma voiture et je suis furax! J’ai besoin de cette contravention comme d’un traitement de canal.  J’en suis même à songer à écrire à Paul Arcand pour dénoncer cette pratique imbécile qui ne nous permet pas de retirer notre voiture puisqu’on ne sait pas que l’osti de pancarte est en place.  « Câlisse… y’en avait pas de pancarte à 7h, je l’sais osti ».  Tous les saints du ciel y ont passé.  Après une quinzaine de minutes à sillonner les rues, je trouve mon car stationné tout croche.  Je suis toujours en colère… « Prenez le transport en commun qu’y disaient… »  Ben oui!  Pis payez-vous un remorquage pour le fun!

Je déblaie la voiture et voilà que je trouve le constat d’infraction sous la neige.  « Bon câlisse… combien ça va me coûter là? »  C’est à ce moment que mes doutes ce sont confirmés.  À mon départ ce matin, l’affiche d’interdiction n’y était pas.  Le montant du remorquage?  0$… « Courtoisie » écrit en gros dans la description de l’infraction.  J’avoue, j’ai souri!  Je pense bien qu’ils savaient qu’une contestation était possible s’ils ont placé l’affiche en dehors des délais raisonnables.  Et j’allais contester, même s’il me fallait manquer une journée au travail.

Et ce billet alors?  Bah!  Je dois avouer que je suis content au moins de voir que la ville, ou mon arrondissement, respecte une certaine logique.  Si on n’a pas eu l’avertissement à temps, il n’y a pas de frais de remorquage.  Ma voiture est maintenant stationnée où?  Au même endroit exactement qu’avant le déneigement!

Un commentaire

Classé dans Tranche de vie

Une réponse à “Remorquage: Histoire d’un billet mort-né

  1. Ohhhh que je suis encore plus contente de ne pas vivre à Montréal !!!

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