Automne à HI-Mont-Tremblant 2

ALORS!  Où en étions-nous?  C’est vrai!  J’allais monter la montagne à Tremblant.

L’an prochain, si vous allez voir les couleur de l’automne au Mont-Tremblant, ALLEZ-Y de bonne heure, pas la dernière fin de semaine et ALLEZ-Y TÔT… pas après midi.  R’marquez c’est bien votre problème mais j’ai vu une file de voiture de plus de 3 Km qui allaient toutes voir les couleurs.  Heureusement, comme j’arrivais de l’auberge, j’ai court-circuité toute cette bande.  Arrivé au stationnement, une ligne de plus de 200 personnes pour prendre une des navettes qui étaient elle, prise dans le trafic qui menait au parking.  Alors une petite marche santé pour aller aux remontes-pentes.

Comme dans tout événements du genre, y’a des bébé qui braillent, les enfants qui ont envie une fois dans le remonte pente… la joie!  J’étais heureux d’être seul puisque je pouvais aller à mon rythme c’est à dire… vite!  Jusqu’au moment de la randonnée bien sûr!

875 mètres… rien à voir avec les 2100 m de Whistler… et heureusement.  Avec ce qui s’en venait, j’aurais perdu conscience quelque part en descendant!

Ça, c’est une vue du début d’une pente.  Croyez-moi, ça l’air crissement plus à pic quand vous regardez ça d’en haut.  Pis y’en a qui sont assez vous pour se pitcher de là sur deux skis ou une planche!  Juste regarder avant de descendre me semble un bon exercice cardio….

Quelques minutes avant une descente qui allait me sembler très longue.

Voici une jolie randonneuse qui m’a fait un joli sourire quand je l’ai croisée.

Pour les photos, c’est pas mal les meilleures. Je vais en publier une qui pourrait disparaître sous peu car j’avoue ne pas avoir demandé la permission pour publier.  Mais c’est surtout pour raconter une petite anecdote bien particulière.  Je vais la raconter comme je l’ai vécue, question de vraiment faire passer le feeling…

Je viens de terminer ma randonnée.  J’ai les jambes et les genoux en feu.  Si descendre une montagne est beaucoup moins dur sur le coeur, les jambes elles sont très sollicitées.  J’avoue à certains moments je regrettais presque ma décision de prendre certaines routes.  Mais, en grand garçon je ne me suis pas plaint.  J’ai juste lâché quelques « câlice de tabarnak » à l’occasion, surtout quand un de mes bâtons de randonnée est resté pris dans une racine et que j’ai pris une plonge qui m’aurait certainement valu un 10 quelque part sur Youtube.  Bref, au retour, une p’tite frette était de rigueur alors je suis allé au bar pour jaser avec Marie et Fabien.  J’ai remarqué un type un peu extr0verti mais tout de même sympathique.  J’étais juste « pas sûr ».

Un peu plus tard je le vois discuter avec des femmes qui sont de passage à l’auberge.  Encore une fois, il me semble un peu exubérant, trop joyeux, trop « willing » peut-être.  Mais c’est bien difficile pour moi de bien juger.  Je l’avoue, je suis plutôt du genre smooth quand je prends contact avec les gens.  Pas trop entreprenant… classy.  Lui, il est mon contraire.

Enfin, je me dirige donc vers le quai où deux charmantes jeunes femmes conversent.  Je suis même un peu gêner de m’installer pour quelques photos.  La timidité… c’est moi!  Je prends quelques clichés mais je ne suis pas vraiment satisfait de la lumière.  Sans vraiment savoir pourquoi, j’entame la discussion avec elles.  Très franchement, je trouve la discussion vraiment agréable.  C’est ça que j’aime des auberges de jeunesse.  On y rencontre plein de gens intéressants.  Si je plaçait un point sur chaque pays desquels j’ai rencontrer des gens dans les deux auberges que j’ai visitées, je pourrais mettre des points sur chaque continent et sur au moins une trentaine de pays.  Merveilleux!

Ces jeunes femmes étaient du Québec.  L’échange était vraiment cordial, puis, voilà ce type qui laissait planer un doute dans mon esprit.  Peut-être un peu de parano mais bon… sommes-nous vraiment trop prudent de nos jours?  Alors le voilà qui s’adresse directement aux jeunes femmes et les invite à faire un tour de canoë.  Jusque là, c’est pas pire mais quand il brandit sa bouteille de Gatorade en disant « j’ai du bon jus de raisins spécial », là, je ressens un gros criss de malaise.  J’ai le goût de lui dire « OK man… merci pour elles là mais laisse faire le jus de raisins là pis va faire un tour ».  Mais, malgré l’hésitation évidente d’une des deux jeunes femmes, il insiste… « juste un p’tit tour… pis j’ai du bon jus de raisins à la vodka… »  Je commençais vraiment à le trouver inquiétant avec son jus de raisin.  Et son insistance avec les deux jeunes femmes m’indisposait vraiment.  C’est qu’elle étaient jolies en TA et dans ma tête, le méga-gyrophare était en train de cuire mes neurones.  En plus, et là je ne suis vraiment pas fier car je n’ai rien dit (je pense que j’en avais la responsabilité), il n’y avait pas de gilets de sauvetage pour tout le monde.   Mais je croyais qu’elle diraient non…

Erreur JF… elles ont fini par dire oui.  Seulement pour 15 minutes.  C’était le deal.  L’une d’entre elle me lance « tu reste sur le quai hein Jean-François? »   Pas de problème que j’ai répliqué… et dans ma tête ça dit « LES GILETS DE SAUVETAGE LE CAVE… DIS-LEUR QU’IL N’Y A PAS ASSEZ DE GILETS DE SAUVETAGE ».  Ben non, j’ai fermer ma gueule.

Les voilà qui partent.  Je voulais rester sur le quai de toute façon pour voir comment la lumière de la fin de la journée tomberait sur le lac.  Peut-être aurais-je une photo géniale à venir… et les minutes passent.  Quand on s’en veux de ne pas avoir passé un message, des images nous passent par la tête.  Bien sûr, le gars m’inquiétais avec son ostie de jus de raisin.  Mais les gilets m’inquiétaient davantage.  Et s’il arrivait un accident tout bête?  J’imaginais l’accident et le remord intérieur.  Les questions des éventuels enquêteurs et surtout LA question: « vous les avez vu partir sans gilet et vous n’avez rien dit? »… J’imaginais un accident, les réactions dans les médias si par malheurs cela devait devenir public… et les maudites questions… Je savais, je n’ai rien dit… CÂ-LICE!

Et les minutes passaient.  Je n’avais pas de montre alors je stressait encore plus.  MAIS!  J’avais une caméra qui prend l’heure en note de chaque photo.  J’ai pris une photo des filles qui partaient.  17h47, la dernière photo d’elles.  Et encore une fois, le cerveau parano part en peur!  « Man… si y’arrive un malheur, t’es le dernier à les avoir vu, y’a même l’heure!  Osti qu’y vont t’en poser des questions! »  Eille les nerfs JF… capote pas.  Tout vas bien.  Et je revois l’autre avec son insistance et son ostie de bouteille de jus de raisin.  Et le temps qui passe.

Le 15 minutes arrive.  Pas de signe d’eux.  Puis 20… et 25 minutes!  La promesse du 15 minutes maximum, je l’ai de travers dans la gorge.  Je pense au gilets… au jus de raisin « spécial », l’extroverti… deux belles femmes avec lui.  Je commence à vraiment me sentir mal à l’aise.  Juste comme j’allais quitter le quai pour ma voiture afin de trouver un point de vue plus global du lac, je vois le canoë qui se pointe.

Ouuuuufffff!  Si j’ai été un peu parano pour le mec, il y a une chose qui m’inquiétait bien plus; les gilets de sauvetage.  J’aurais dû au moins lever le drapeau à ce sujet.

Tout est bien qui finit bien!  J’ai ensuite pris la route pour Montréal avec l’odeur de l’automne qui emplissait la voiture.

Les deux jeunes femmes?  Une d’entre elle est en contact avec moi pour des photos.  Et elles liront ce blogue.  Elles vont sûrement se bidonner!

 

 

8 Commentaires

Classé dans photographie, Photographie couleur, Tranche de vie, Uncategorized

8 réponses à “Automne à HI-Mont-Tremblant 2

  1. Je crois que tout le monde logique et sensé s’en aurait fait, car comme tu décris ce gars là il semble spécial pour pas dire carrément bizarre ! Bien content que cette histoire ce soit bien terminée

    Sinon tu as raison, elles sont bien jolies ces deux mademoiselles😉

  2. Il ne faut pas oublier ici que c’est une question d’opinion. J’ai tendance à être un peu père poule!😉

  3. Très jolies photos, et sujets🙂
    C’est ce qui fait que tu es toi, que tu te sois inquiété comme ça. Et visiblement, ta présence rassure, aussi, si elles t’ont demandé de rester sur le quai…

  4. Jue

    En effet je me bidonne hihi!
    Je suis celle qui était d’accord avec le 15 minutes de canot et j’étais bien contente d’avoir une telle vue pendant notre promenade. J’avoue que je n’ai vu aucun danger, et lorsque je vis quelque chose je me compare toujours aux événements que j’ai vécu en voyage au Pérou et tout m’apparaît positif🙂 J’aurais peut-être dû m’en faire un peu plus, mais je ne croyais pas que tu avais vécu cela aussi intensément!
    Bref ton texte et tes photos sont super tu fais un bon travail. Et merci d’être resté sur le quai🙂

  5. Comme je dis dans le texte, les gilets étaient ma plus grande inquiétude. Bien que je ne peux nier qu’autre chose trottait dans mon imagination. C’était surtout à cause de son insistance que j’étais un brin inquiet à ce niveau… mais les gilets… Combien de fois a-t-on pu entendre que des gens sont partis sans gilets pour une promenade de routine?…. Si je n’y avait pas pensé, le niveau de stress aurait été plus bas. Mais comme je l’avais à l’esprit, dans le cas d’un accident, j’aurais eu énormément de mal à vivre avec les remords.

    Mais, maintenant, ça reste un bon souvenir. L’an prochain, j’y serai encore pour admirer les couleurs. J’espère vous revoir toi et Ste.

  6. Stephanie

    Allo!!!
    Haha une chose est certaine, on était 2 à ne pas le  »truster »… Je me demande encore comment jai bien pu me laisser convaincre d’embarquer :p Probablement en m’offrant LE gilet de sauvetage finalement!!! (Mais pas mal plus en sachant que tu serais là au retour et que tu alerterais les enquêteur si on avait été porté disparu!!). Je te remercie vraiment beaucoup d’avoir veillé sur nous et je m’excuse de t’avoir fait angoisser;) J’aurais fait de même aussi (en fait, je l’étais aussi). On a tout de même eu une superbe vue en balade! La prochaine fois, on te fait une place dans le canot! mais je garde la veste! Hahaha😉

  7. @Jue et Stéphanie
    La prochaine fois, l’année prochaine, je pourrais vous initier à la photographie. Comment on prend des photos comme ça, si tôt le matin. Comment on choisit l’endroit et comment on calcule le temps d’exposition partait. Mais attends là! C’est moi le l’étrange là!😉

    Bah! Je serai là l’an prochain, je vais même vous envoyer un mot pour vous dire quand je serai là. Le reste je le laisse dans vos mains. Avertissement, pour une excursions photo du genre, on se lève à 6h au plus tard, peut-être même 5h30 quand on veut faire du repérage.

    Mais, quand on regarde les résultats, on est tellement satisfait!

  8. Stephanie

    Cool! Tu nous enverras un petit mot l’an prochain pour nous dire quand tu y seras. Hum, pour ma part, le 5h30-6h am me fait bien peur hahaha! A+

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