Archives mensuelles : juillet 2012

Cher le bagel

Ce matin j’avais une rage pour déguster un bagel avec bacon et fromage. Je n’avais que cette idée en tête depuis le réveil, hélas je n’avais pas les ingrédients sous la main.

Il n’y avait qu’une seule solution facile et rapide, le petit café tout près où j’étais certain d’avoir un bagel sans me mettre en retard au boulot. Le Café Vienne. Ça fait longtemps que j’hésite à parlé de cet endroit. Je me disais à chaque fois que j’étais peut-être un peu sévère pour rien que ça aurai été du chialage juste pour chialer. Mais ce matin, c’était trop. Je l’ai eu de travers le 4.15$ pour un bagel à peine mangeable.

Des tranches de bacon précuites, réchauffées, du fromage en tranche bas de gamme qui goûte… bah… rien, mais un bagel tendre. Le service était ordinaire mais ce qui m’a le plus frustré, c’est que j’ai eu cette impression de repartir avec un meuble Ikea. Arrivé à mon bureau, de la façon qu’on m’a donné mon bagel, j’ai dû en refaire l’assemblage. Ah! Aussi bien vous montrer de quoi ça avait l’air. J’ai coupé le dessus du sac pour m’assurer de prendre une bonne photo… Dites-moi, ça vaut combien un bagel comme ça? Vous seriez-prêt à payer combien?

Je ne crois pas être le seul à avoir une mauvaise opinion de ce café. Il est situé au bas d’un édifice qu’une quinzaine d’étages qui fourmille de travailleurs et travailleuses. Pourtant, ce midi, alors que je sortais pour aller me chercher un lunch, il y avait moins d’une douzaine de clients. Je me demande même si le dépanneur tout juste à côté ne vend pas plus de plats congelés que le café vend de repas. À un endroit si bien situé, c’est tout à fait anormal.

La prochaine fois que j’aurai une rage pour un bagel, je ferai un peu plus d’effort si je n’ai rien sous la main chez moi. Je prendrai une petite marche autour et sans doute que je vais trouvé de quoi me mettre sous la dent. Peut-être vais-je payer le même prix, mais j’aurai de la qualité, sans avoir à refaire l’assemblage de mon déjeuner!

Qualité / Prix 1/10
Attitude 5/10

Je ne le recommande pas à personne.

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Été morbide

43 noyades au cours de l’année, 30 depuis le début de l’été. C’est à se demander si le message passe. Je crains que la réponse soit « non ».

Pourtant, les médias ne cesse d’en faire leur premières pages. À la radio, on entend la nouvelle à chaque bulletin, encore et encore et encore. Mais on dirait que ça ne n’arrête pas, la mort trouve son chemin à travers les imprudences, les insouciances, les remise à plus tard et probablement aussi les excès de confiance; « ben non, voyons! On va la faire! » Ben c’est ça! Le résultat parle de lui-même.

Bien sûr on va me dire qu’il ne faut pas généraliser, qu’avec la surabondance des médias, ça toujours l’air pire que c’est et bla bla bla! NON! Est-ce qu’on peut arrêter de se mettre la tête dans le sable? C’est juste plate à dire, mais certaines mortalités auraient pu être évitées avec un peu plus de prudence et de rigueur, c’est comme ça depuis des années, on s’époumone à le dire… mais souvent, quand le message passe il est trop tard.

Facile à dire toé t’as pas d’enfants! Ben non! J’en n’ai pas. Mais quand on donne ce genre d’argument, on dévie le débat. Est-ce qu’il y a eu, dans certains cas, pour ne pas dire plusieurs, négligence, même momentanée? Oui! Point, c’est tout ce que l’on a à conclure. Dans notre vie toujours plus mouvementée, c’est évident qu’on ne peut pas avoir des yeux tout le tour de la tête. Est-ce que ça veut dire qu’on est prêt à accepter de jouer à la roulette russe avec la vie des enfants? Est-ce que ça veut dire que c’est normal qu’il y ait chaque année une ou deux dizaines de morts à cause d’un manque momentané de vigilance? Non et non! On a une piscine alors il faut prendre les mesures nécessaires pour qu’elle soit sécurisée. C’est un devoir, une responsabilité. Ça me désole de constater que l’être humain n’apprenne pas plus de ses erreurs ou des erreurs des autres. Cette année, ça m’a pire.

Pas que les piscines

Je ne sais pas si c’est moi qui le remarque plus que par le passé, on dirait que depuis deux ou trois ans, les cyclistes de Montréal sont de plus en plus imprudents. Cette fois, le terme insouciant me semble beaucoup plus adéquat. Les piétons aussi, s’en est ridicule!

Quelques exemples rapides. Aujourd’hui, au retour à la maison, le conducteur de la voiture devant moi a dû donner un violent coup de roue vers la gauche à cause d’une imbécile de cycliste qui a décidé de doubler d’autres cyclistes, trop lents, devant elle. Mais plutôt que de se hâter dans sa manœuvre, elle le faisait doucement, tout doucement. Je me suis retrouvé derrière elle qui prenait toute la voie pendant son dépassement, un bon quarante secondes, bien compté. Elle louvoyait, tranquillement, indifférente à ce qui se passait derrière elle. Même après le dépassement terminé, elle ne laissait la place à aucun véhicule… c’était SA voie. Jusqu’à ce que je pogne les nerfs et lui fasse entendre mon klaxon. J’ai eu droit à un doigt d’honneur, à un « câlisse d’imbécile tu devrais… (j’sais pas trop quoi) ». À la lumière rouge l’épaisse continuait de m’invectiver me disant qu’elle avait prit mon numéro de plaque… voyez le genre?

Toujours au niveau cyclisme, le long de la rue Lajeunesse, il y a une piste cyclable. Good! Chacun son espace, je ne demande pas mieux. Mais j’aimerais que les clubs de cyclistes passe le message à leur membres : « La ligne blanche, il ne faut pas la dépasser! »… et tiens « trois dans une piste cyclable ça passe pas et ce n’est pas un endroit pour y tenir une conversation sur ses problèmes de la journée ».

Bon! Ça ne donne pas grand-chose, mais ça fait du bien!

Et les piétons maintenant!

C’est là que je vois le plus d’insouciance. On dirait qu’il y a une mentalité grandissante qui se repend. Celle du « Y va m’voir, j’ai pas besoin de le regarder ». Cette semaine encore, toujours en revenant du boulot, encore sur Fleury, à plusieurs reprises j’ai croisé des piétons qui traversaient la rue, entre deux feux, sans regarder si une voiture arrivait. Au téléphone, ou en textant, les exemples sont nombreux. Quand je suis obligé de ralentir sous les 10km/h pour éviter de les happer au passage, et ne parle pas de deux ou trois secondes à cette vitesse… c’est que certains se croient vraiment au dessus de tout. Et je ne suis pas du genre « pied dans l’fond » en ville, je suis relativement patient comparativement à certains autres automobilistes. Je suis assez surpris d’ailleurs qu’il n’y ait pas plus de blessés chez les piétons, certains courent littéralement après le trouble.

Ben c’est ça. Un petit défoulement en début de canicule avec ma grosse minette qui surchauffe à mes côtés.

Soyez prudents!

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